Bouger, c’est bon pour le cœur , pour les muscles … mais aussi pour la tête !
Nous avons parfois tendance à penser que l’activité physique commence lorsqu’on enfile une tenue de sport et que l’on se fixe un objectif : courir 5 kilomètres, faire une séance de renforcement, nager 30 longueurs…
Mais bouger, c’est bien plus que cela.
Marcher, jardiner, monter les escaliers, faire du vélo, danser, nager, s’étirer, jouer avec ses enfants… tout cela participe déjà à notre activité physique.
Et notre corps, lui, apprécie particulièrement cette régularité.
Pourquoi avons-nous besoin de bouger ?
Le corps humain est conçu pour être en mouvement.
Lorsque nous restons trop longtemps immobiles ou sédentaires, les muscles perdent progressivement de leur force, la mobilité diminue, la circulation est moins stimulée et notre condition physique peut se dégrader.
À l’inverse, une activité physique régulière contribue à entretenir notre système cardiovasculaire, notre force musculaire, notre mobilité et notre équilibre.
Elle joue également un rôle important sur notre santé mentale : bouger peut contribuer à réduire le stress, améliorer l’humeur, favoriser le sommeil et préserver nos capacités cognitives.
Et nul besoin de devenir un athlète de haut niveau !
Quelques minutes de mouvement sont toujours préférables à une immobilité totale.
L’enjeu est surtout de lutter contre la sédentarité et de remettre progressivement du mouvement dans notre quotidien.
10 bonnes raisons de bouger
Les bénéfices de l’activité physique régulière sont nombreux :
- Elle entretient le système cardiovasculaire et contribue à améliorer l’endurance.
- Elle renforce les muscles et aide à préserver notre autonomie au fil des années.
- Elle participe à la santé des os et au maintien de leur solidité.
- Elle améliore l’équilibre et la coordination, notamment avec l’âge.
- Elle contribue à réduire le stress et favorise un meilleur équilibre émotionnel.
- Elle peut améliorer la qualité du sommeil.
- Elle participe au maintien des fonctions cognitives.
- Elle contribue à améliorer la vitalité et la sensation d’énergie.
- Elle participe à la prévention de nombreuses maladies chroniques, notamment cardiovasculaires et métaboliques.
- Elle améliore globalement la qualité de vie, lorsqu’elle est adaptée à nos capacités et pratiquée avec plaisir.
Et il y a une chose importante à retenir :
il n’est jamais trop tard pour commencer à bouger.
L’activité physique adaptée, c’est quoi ?
L’activité physique adaptée (APA) désigne une activité physique conçue pour tenir compte des capacités, des besoins et des éventuelles limitations de la personne.
Elle peut notamment concerner des personnes atteintes de maladies chroniques, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des personnes en période de convalescence ou simplement celles qui souhaitent reprendre une activité après une longue période d’inactivité.
L’idée est simple :
ce n’est pas à la personne de s’adapter au sport, c’est l’activité qui doit s’adapter à la personne.
On prend donc en compte l’âge, la condition physique, les éventuelles douleurs, les capacités cardiovasculaires et musculaires, mais aussi les envies et les contraintes du quotidien.
L’objectif n’est pas la performance à tout prix.
L’objectif est de retrouver ou préserver ses capacités physiques, son autonomie et son bien-être, dans un cadre sécurisant et réaliste.
Bouger oui… mais varier les plaisirs !
Notre corps aime la régularité, mais notre cerveau apprécie aussi la nouveauté.
Changer d’activité permet de solliciter notre corps différemment, de développer d’autres qualités physiques et, surtout, d’éviter la lassitude.
Alors pourquoi choisir ?
Un peu de marche aujourd’hui, du vélo demain, de la natation le week-end, quelques exercices de renforcement musculaire à la maison…
La diversité peut être une excellente alliée pour inscrire le mouvement dans la durée.
Et parfois, changer d’activité permet aussi de redécouvrir le plaisir de bouger.
En hiver, sortons aussi prendre l’air !
L’hiver, nous avons naturellement tendance à rester davantage à l’intérieur.
Pourtant, une activité en plein air peut être particulièrement intéressante.
Même lorsque la lumière nous paraît faible, la lumière naturelle participe à la régulation de notre horloge biologique et de notre rythme veille-sommeil.
Elle contribue également à la synthèse de vitamine D lorsque les conditions d’exposition permettent à la peau d’en produire. En hiver, sous nos latitudes, cette production peut toutefois être beaucoup plus faible.
La vitamine D joue notamment un rôle important dans la santé osseuse et dans le métabolisme du calcium.
Alors, même en hiver :
une promenade dans un parc,
une marche rapide,
une sortie à vélo,
un footing,
une balade avec son chien…
sortir, respirer et bouger reste une excellente combinaison.
Frédérique Guibout


